La semaine dernière, un grand homme très attaché au Massif nous a quitté : Donald Bouchard.
Figurant parmi les tout premiers bâtisseurs de notre montagne, Donald était une figure importante de notre histoire, un homme sur lequel nous pouvions tous compter et pour qui Le Massif n’avait pas de secrets.
Toute l’équipe du Massif de Charlevoix te remercie, cher Donald, d’avoir marqué chacun de nous d’une empreinte qui restera à jamais, gravée dans nos murs !
Une personne qui le connaissait bien…
Depuis quelques temps, je ne l’apercevais plus assis parmi les moniteurs ni au sommet, ni à la base, comme il avait coutume de le faire ces dernières semaines. Pourtant, il skiait encore au début de la saison. Il a étiré son temps tant qu’il a pu, mais nous savions tous, lui le premier qu’il vivait sur du temps emprunté. Son absence de la montagne était un message clair, tranquillement le cancer faisait son œuvre et Donald perdait des forces. La maladie a fini par l’emporter.
Je pense qu’il nous a tous impressionné par sa sérénité, son absence de colère face à la maladie, sa volonté à durer. Il disait qu’il avait de la chance de ne pas ressentir de souffrance physique. Je crois que son état d’esprit et sa persévérance à se pointer quotidiennement à la montagne pour s’oxygéner, lui a été longtemps salutaire. Je lui connaissais des opinions divergentes avec quelques personnes, mais il y avait dans ses rapports avec tout le monde, un immense respect, si bien qu’il compte de nombreux amis. Tous se souviendront de cet être exceptionnel et généreux.
Celui qui a donné son nom au nouveau secteur d’apprentissage de la montagne, Donald Bouchard, fut élu maire de Petite-Rivière-Saint-François pour un mandat qui s’étira de 1980 à 1983. Et c’est dans un contexte de crise économique, sur son impulsion, que les gens de la communauté défrichent les pistes du Massif. Donald se sert alors de la vente du bois de sciage pour rémunérer les travailleurs de la forêt qui n’avaient plus de revenus, ni de chômage. À cette époque, il ne connaissait rien au ski, ni au tourisme d’ailleurs, mais il a convaincu les habitants de son village qu’il fallait se tourner vers le tourisme pour éviter que Petite-Rivière ne devienne moribonde. C’est encore lui qui a suggéré de mobiliser des autobus scolaires pour le transport des skieurs et de réaliser un chemin d’hiver pour la route d’accès à la montagne.
Donald a toujours dit qu’il existait une culture particulière au Massif : le Massif dégage une chaleur. Selon lui, cette particularité tient dans la manière de recevoir nos visiteurs. Il insiste toujours pour dire que les touristes chez nous sont plutôt des invités et qu’en ce sens, on doit prendre soin d’eux, comme on prend soin des invités qui se présentent chez nous. Celui qui a appris à skier à 40 ans et qui est devenu moniteur disait à ses élèves : « Rappelez-vous que le juge ne vous a pas condamné à skier aujourd’hui, voyez cela comme une journée de récompense. Mon premier objectif comme moniteur est de vous faire aimer le ski et le second, c’est de vous apprendre et que vous reteniez au moins deux choses pendant votre leçon ».
C’est la culture qu’il voulait léguer. C’est l’héritage qu’il nous laisse. A nous de le préserver et le faire grandir, en mémoire de Donald. L’organisation du Massif partage le deuil de sa famille et de ses proches et nous leur transmettons toutes nos sympathies.
Hélène Dufresne


J’ai connu Donald que cet hiver, ma 1ère saison au Massif et vraiment… quel ambassadeur vous aviez et surtout un homme remarquable : D’une humilité époustouflante et d’une générosité humaine, il m’a partagé sa passion pour sa tribue du Massif de même que pour son village de p’tite rivière St-François avec beaucoup d’émotion et d’enthousisme qu’il savait rendre contagieux. Je souhaite que son oeuvre soit soulignée (chaise-ski handicapé) entre autres, et qu’il y ait beaucoup de flocons au paradis.
Bonjour…Blogons les vrais affaires……
Je me souviens de nos discussions dans les chaises (Donald et son écoute critique et attentive)…et aussi son ouverture tardive…(hahahaha) pour la planche à neige (ça tasse la neige en bas des pistes…je me souviens de mes discussions)…
Ensuite j’ai aimé l’homme pour ses implications politiques…Oui il a toujours cru à la chaleur du Massif…
Il y avait des ami(e)s et personnes et collègues (comme nous tous les défenseurs Silver Surfer) qui appuyaient son opinion politique (mais lui le disait…même si on a essayer et lui avait mis une muselière…). Devant les développements économiques des dernières années…Il a toujours regardé la montagne et la municipalité comme un lieu de vie…vivre…avec la nature…Vivre aussi avec les déceptions…Vivre avec le plaisir de participer à la collectivité…Donner…Ne pas uniquement prendre…
Donald n’a pas gagné à conserver le Massif chaleureux et comme un joyaux de nature à protéger…Bravo au Massif qui prends des parts de marché!!!Il
Donald n’aura pas réussi à cibler le développement de la montagne par un urbanisme incluant la municipalité de petite rivière St-François…Donald n’aura pas pu diriger une école de ski de manière en conserver une ambiance personne à personne (NOM À NOM)…
la grandeur de la montagne était à la hauteur des rêves…
La force de cette maladie, le cancer, a été une tempête infernale…Laissant finalement un tapis Blanc dans mes souvenirs…Se limiter aux offices et aux remerciements n’était pas son genre à Donald…Il aurait aimé avoir un blog sur ses opinions…
Un collègue, une connaissance…une personne que je présentais à tous ceux que je connaissais et que tous défenseurs aurait du entendre raconter le Massif…Une mine d’or et un livre d’histoire vient de se refermer…
J’ai une idée pour les développeurs…Accrochons donc ses skis comme une mentions de respect dans le chalet du bas…Son chalet…le chalet des Défenseurs…soyez des défenseurs de pistes, vagues et asphalte…Pourquoi pas une plaque et sa photo…ainsi on pourra faire vivre sa mémoire de génération en génération…
Mon fils n’aura pas connu Monsieur…Mais je lui en parlerai!
LE SILVER SURFER
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