Un sentiment d’euphorie envahit tout notre être lorsque l’aventure débute, tellement qu’on n’arrive plus à penser, une rage de vitesse s’empare de nous et nos yeux sont constamment fixés vers l’avant, la cadence s’accélère au même rythme que nos battements cardiaques, notre respiration se fait haletante et nos cris se font étouffer par les rafales, nos mains agrippent furieusement la structure, ne voulant jamais la quitter alors que le froid attaque nos zones de peau laissées à découvert et que le vent claque dans nos oreilles, mais on oublie, on oublie tout, on ne fait que suivre le tracé, concentré, bien que le paysage offre une vue à couper le souffle, c’est plutôt l’excitation qui nous fait cet effet, et le manège continue ainsi, à l’infini, nous laissant peu de moments de répit, mais c’est secondaire, on dévale à toute allure et c’est tout ce qui importe. On sourit.
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Pour vous mettre en contexte, je m’appelle Ismaël Toulouse, j’occupe le poste de stagiaire en communication au Groupe Le Massif aussi. Également étudiant à l’Université de Sherbrooke, je me suis retrouvé à plus de 300 km de chez moi, ici, au Massif. Un certain vendredi 4 janvier, on me proposait une excursion. Je m’y suis lancé tête baissée…
Un rôle de figuration pour l’émission C’est ça la vie, à Radio-Canada, c’est ce qu’on m’offrait, et ce, en luge… Je ne cachais pas ma joie, j’avais la chance d’essayer l’activité qui fait tant jaser, ici à la Montagne. J’enfile donc mes vêtements les plus chauds, je choisis ma luge – traditionnelle, rapide et plus difficile à manier, un beau défi – et je monte dans la chenillette. Arrivé au sommet, je m’assois sur mon bolide. La suite, vous la connaissez.
Par Ismaël Toulouse, stagiaire aux communications
Caméra : Émile David
Montage : Ismaël Toulouse


